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18 septembre 2005

Le rassemblement du Parti socialiste en marche !

Montebourg, Peillon, Emmanuelli veulent faire bouger les choses

TROIS DÉPUTÉS SOCIALISTES VEULENT FAIRE BOUGER LES CHOSES AU MANS
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PARIS (Reuters) - Les nouveaux alliés du Parti socialiste, Arnaud Montebourg, Henri Emmanuelli et Vincent Peillon, se sont présentés samedi comme la seule force capable de faire "bouger les choses" au congrès du Mans, en novembre.

Soignant la mise en scène, le trio, tout sourire, a tenu une conférence de presse en marge d'un conseil national du PS organisé à La Mutualité, à Paris, pour expliquer leur rapprochement avant un congrès qui leur semble "assez mal parti" parce que détourné du "débat de fond".

Le temps de parole et les thèmes semblaient avoir été répartis à l'avance entre les trois hommes, qui se disent certains d'avoir ensemble "les moyens de la victoire" face à la direction du PS et à son premier secrétaire François Hollande.

Vincent Peillon, premier signataire de la motion commune, a précisé les raisons qui ont poussé le Nouveau parti socialiste (NPS) à accepter une alliance qu'il refusait au début de l'été.

Cette union "espérée par certains peut sembler inattendue" pour les militants du NPS qui voulaient défendre au Mans une motion propre à leur courant, a concédé le député européen.

Pour que les "choses bougent", Henri Emmanuelli a eu la sagesse de "ne pas s'embarrasser de questions d'intitulés", abandonnant son mouvement Alternative socialiste pour rejoindre le NPS, a souligné Vincent Peillon pendant, que le député des Landes opinait du chef et lançait des baisers de la main, de l'autre côté de la table.

Face aux journalistes, Henri Emmanuelli a endossé le costume du vieux briscard qui a "une certaine responsabilité dans ce parti au vu de ce qui a été fait et de ce qu'il reste à faire".

"A la différence d'Arnaud et Vincent, j'ai quelques années de plus", a-t-il fait remarquer, hilare. Quelques minutes plus tôt, à la tribune, il avait confié, une fois n'est pas coutume, être de "très bonne humeur".

LE "GRAND SOUFFLE" DE MONTEBOURG

Le rapprochement avec NPS, auquel il travaillait depuis plusieurs semaines, est à ses yeux le mariage d'une "certaine authenticité avec le dynamisme".

Pour Arnaud Montebourg, qui a pris place entre "l'ami Vincent et l'ami Henri", ce nouvel "outil commun (...) consacre l'union des authentiques et des rénovateurs".

Renouant avec le lyrisme qu'il affectionne, le député de Saône-et-Loire a promis un "grand souffle".

S'ils affichent la même volonté que Laurent Fabius d'ancrer le PS plus à gauche lors du congrès, le NPS et Henri Emmanuelli ont refusé de s'allier à l'ancien Premier ministre mais laissent la porte ouverte, une fois que les militants auront voté.

Samedi, ils ont semblé ménager cet autre tenant du "non" à la Constitution européenne, refusant par avance que le congrès de novembre se transforme en "pré-désignation par élimination" d'un candidat à la présidentielle.

Henri Emmanuelli a quand même décoché une flèche au député de Seine-Maritime. "Les vrais chefs doivent séduire et convaincre", lui a-t-il lancé, en citant en exemple l'ancien président de la République défunt François Mitterrand, qui était "chromosomiquement rebelle".

Sur le fond, il faudra attendre pour connaître les propositions de ce nouveau courant. Les états-majors ont désigné des mandataires chargés de rédiger le texte pendant le week-end, voire lundi et mardi, dernier délai pour le dépôt des motions.

Les trois hommes ont en revanche copieusement critiqué le projet de François Hollande, qu'ils accusent d'avoir "repris" leurs idées après les avoir "raillées, stigmatisées, vilipendées".

Les "différences de fond" entre les deux textes seront notamment d'ordre institutionnel - NPS milite pour l'avènement d'une VIe République parlementaire - et économique, a déclaré Vincent Peillon.

Deux propositions émanant de l'ancien ministre de l'Economie Dominique Strauss-Kahn n'ont en revanche aucune chance de se retrouver dans le projet NPS/Emmanuelli : la hausse de la TVA pour lutter contre les effets négatifs de la mondialisation et les "nationalisations temporaires".

Henri Emmanuelli affirme n'y avoir pas pensé, "y compris dans (s)es rêves les plus gauchistes".

Posté par RM 92 à 01:19 - Actualité - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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