17 septembre 2005
Rassemblement NPS-Alternative socialiste
Cher(e) camarade,
c'est avec un extrême plaisir que je vous annonce l'accord survenu entre NPS et Alternative socialiste.
Après un débat intense et constructif, le collectif national NPS a adopté démocratiquement le principe d'un accord.
Cette accord stipule notamment :
- que le mandat de Fouras constitue la base politique de l'accord
- que la motion s'intitulera "Pour un Nouveau Parti Socialiste : une alternative socialiste pour rendre la gauche possible"
- que les trois premiers signataires seront dans l'ordre Vincent Peillon - Arnaud Montebourg Henri Emmanuelli
- que le mandataire national du courant sera Arnaud Montebourg
- que les règles de fonctionnement du courant NPS s'appliqueront : transparence et respect de la démocratie militante
Le rassemblement des socialistes est en marche. Il ne peut se faire qu'autour des idées et du projet. Alternative socialiste et NPS ont formé un pôle à vocation majoritaire, le seul dans le parti qui transcende le clivage du OUI et du NON. En refusant la logique des blocs, NPS a proposé un chemin pour le rassemblement, dans la clarté des idées.
Dans les Hauts-de-Seine, j'appelle tous les militants à s'unir autour de nos orientations, pour faire de ce congrès celui de la rénovation des pratiques et de la refondation du projet socialiste.
Avec mes amitiés socialistes.
Alexis BACHELAY
Mandataire NPS 92
PS : pour plus d'information, retrouver le blog NPS 92
PS 2 : Rdv le mardi 20 septembre à 21h00 pour la réunion avec Christian PAUL à NANTERRE
La gauche du PS fait alliance pour le congrès, sans Fabius
La gauche du PS fait alliance pour le congrès, sans Fabius
PARIS (AFP) - La gauche du PS a scellé vendredi ses retrouvailles, mais sans Laurent Fabius et ses amis, pour aller au congrès de la mi-novembre au Mans unie sur une seule motion, dans l'espoir d'offrir aux Français "une alternative de gauche" à l'actuelle direction du parti.
Un accord est intervenu entre le Nouveau Parti socialiste d'Arnaud Montebourg et Vincent Peillon (NPS) et l'Alternative socialiste emmenée par le député des Landes Henri Emmanuelli. Il a été approuvé à une très large majorité par les assemblées générales des deux composantes, réunies dans la soirée. "C'est un élément extrêmement positif pour un changement de majorité, une étape indispensable sur le chemin de la victoire", a commenté dans la soirée le porte-parole du NPS Benoît Hamon. En revanche, il n'y aura pas de motion commune avec l'ancien numéro deux du PS. Les dirigeants du NPS et Henri Emmanuelli ont en effet rejeté une nouvelle fois, lors d'une rencontre avec Laurent Fabius vendredi à Paris, une motion commune avec lui pour le congrès. C'est au Conseil national de samedi que seront officialisées les alliances, et donc les camps en présence pour le congrès du Mans, censé "clarifier" la ligne politique du parti. De leur côté, le premier secrétaire François Hollande et ses alliés (Dominique Strauss-Kahn, Jack Lang, Martine Aubry et Bertrand Delanoë, notamment) se réunissaient vendredi en début de soirée pour peaufiner leur motion. "Le climat est bon, même si, comme c'est normal, ça joue un peu des coudes", a confié un proche de DSK, alors que les fabiusiens pointent volontiers "les rivalités de personnes" de ce camp-là. Pour la première fois, le camp du non au référendum du 29 mai sur l'Europe, jusqu'ici éclaté, serre les rangs dans le but de "remettre le parti en phase avec ses électeurs", selon la direction du NPS et M. Emmanuelli. Il ne le fait que partiellement, puisque M. Fabius et ceux qui l'ont rejoint demeurent exclus. Ces derniers avaient pourtant souhaité dès le départ une large alliance de tous les socialistes du non avec l'apport de tenants du oui soucieux de ne pas se couper de leur base électorale. Les rénovateurs Montebourg et Peillon, favorables à une motion autonome de leur courant, se sont attachés à présenter la motion unique comme un ralliement de M. Emmanuelli. "Il accepte de venir sur notre motion, qui reste une motion NPS", a soutenu M. Peillon. Après l'échec des discussions Fabius-NPS-Emmanuelli, la motion de Laurent Fabius court le risque de n'arriver qu'en troisième position au congrès, derrière celles de M. Hollande et de la gauche du parti. Au congrès de Dijon en 2003, le NPS avait recueilli 16,9% des suffrages. Le poids de M. Emmanuelli (16,3% à Dijon), allié maintenant à Marc Dolez (4,3%) est plus difficile à évaluer, car il a perdu des soutiens et en a gagné d'autres. Chez les partisans de M. Fabius, on faisait contre mauvaise fortune bon coeur, en voulant croire à un appui de la gauche du parti à sa candidature à l'Elysée en 2007. "Nous irons au congrès de façon convergente dans le but d'ancrer le PS à gauche et de renouveler ses équipes. Quand s'ouvrira l'appel à candidatures, on espère que ce courant se portera sur le candidat le plus proche de leur motion", selon le député européen Henri Weber. Laurent Fabius s'était prévalu la veille d'"un premier rassemblement", lors d'une conférence de presse avec, outre M. Mélenchon et l'ex-poperéniste Alain Vidalies, des personnalités comme Marie-Noëlle Lienemann, André Laignel et Jean-Pierre Balligand, venues de la majorité du parti.


