Rénover le Parti socialiste dans les Hauts-de-Seine

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08 juin 2005

Au delà du OUI et du NON

Le vote NON des Français est désormais la loi commune pour tous.

Si d' éminents spécialistes de la science politique expliqueront les raisons sociologiques et sociales de ce résultat,le libre propos qui suit n'a pour pour objet que de faire partager les attentes européennes de nos concitoyens entendues lors de nombreuses réunions de proximité. Il ne s' agit toutefois que de trois simples axes de réflexions...

Un premier constat réside à observer que les Français souhaitent une Europe plus proche de leurs préoccupations quotidiennes. Il est significatif à ce sujet, que l'impact de l' Euro dans la perte du pouvoir d ' achat des Français ait été l' une des questions revenant le plus souvent lors des débats et rencontres. Dans le même sens,il est dommageable que l ' importance réelle des fonds structurels européens sur la création d ' emplois dans les régions n ' ait pas été,lors de ce référendum,quantifiée et analysée à sa juste valeur. C 'est avant tout par la démonstration de la  proximité européenne que les socialistes réconcilieront l Union et ses citoyens.

Le second constat est dans la suite logique du premier:le fonctionnement de l'Union européenne est trop opaque et surtout compliqué. Combien de fois a t il fallu lors de nos rencontres, d' abord expliquer les compétences respectives de l ' Union et celles des Etats ! Au delà d'une explication purement juridique,cette légitime incompréhension des Français renvoie les politiques et les institutions publiques( Education nationale...) face à leurs propres carences:le vide abyssal de pédagogie européenne depuis Maastricht n'a pu être comblé en 2 mois de campagne. Notons que François Mitterrand avait,lui,commencé la campagne référendaire en février pour une échéance électorale fixée le 20 septembre 1992 !

Lorsqu 'en plus on livre au domicile des Français un Traité de 448 articles et 30 points de protocole défini abusivement de Constitution, l'explication relève du miracle. A contrario, nous pourrions nous engager à ce qu' une fois au pouvoir,nous évitions de transférer sur Bruxelles, les conséquences de nos choix nationaux.( voir nos explications de 1997 sur France Télécom).Cette exigence participerait assurément à cette clarification européenne nécessaire.

Le dernier constat relève de l'appréhension des Francais face aux conséquences d' un élargissement réalisé le 1er mai 2004,sans que l'on ait pu, à défaut les consulter, au moins leur expliquer la logique européenne induite. Les populismes les plus vils se sont emparés de cette brèche d'explication. Quels que soient les votes des socialistes lors du 29 mai, nous devrons tous nous mobiliser, car il est possible que ce poison nationaliste n' en soit qu' à ses premiers effets post 21 avril 2002...Plus grave,l 'inoculation sera peut être réussie en Pologne lors des élections de fin septembre.

Alors faudra t-il garder comme crédo politique socialiste et européen les derniers mots de Francois Mitterrand devant le Parlement Européen, le 17 janvier 1995: " Il faut vaincre ses préjugés .Ce que je vous demande là est presque impossible, car il faut vaincre notre Histoire,et pourtant, si on ne la vainc pas, il faut savoir qu'une régle s' imposera: le nationalisme, c'est à dire la guerre..."

Beau défi socialiste et européen à relever tous ensemble.

Laurent Michon Secrétaire fédéral à la Démocratie

Posté par RM 92 à 13:54 - Agir pour la démocratie - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Grand Forum Public du 12 juin à Paris

Grand Forum Public

Paris, dimanche 12 juin

de 9h30 à 17h

à la Cité internationale universitaire de Paris - Maison Internationale

17 bd Jourdan 75014 PARIS - RER B « Cité Universitaire  »

·        Accueil 8h45

·        9h15 : Ouverture : Etat de la France du 29 mai.
Animée par : David Assouline – sénateur de Paris 

             - Jean-François Kahn (directeur du journal Marianne),

             - Emmanuel Lemieux (journaliste au Nouvel économiste),

             - Stéphane Rozès - directeur de CSA Opinion, maître de conférences à Sciences-Po,

- Jean-Jacques Thomas, Premier Vice-Président du Conseil Général de l’Aisne

·        10h-11h45 : Quatre tables rondes et débats 

1)                Comment sortir de la crise démocratique ?
Animée par : Barbara Romagnan et Paul Allies - professeur de sciences politiques, vice-président de la convention pour la 6ème République  (C6R)

- Thomas Coutrot - auteur de « Démocratie contre capitalisme » ed. La dispute

- Marion Paoletti maîtresse de conférences en science politique, auteure de « La Démocratie locale et le référendum » ed. de l'Harmattan

- Stéphane Pocrain – ex porte parole des Verts, chroniqueur,

- Yvette Roudy - ancienne ministre.

2)                Imposer la question sociale dans le nouveau capitalisme. 

Animée par : Pascal Terrasse Françoise Mesnard, membre du bureau national du PS et conseillère régionale du Poitou-Charentes.

- Bruno Amable Professeur d’économie, Université Paris X – auteur « Les Cinq capitalismes, diversité des systèmes économiques et sociaux dans la mondialisation, » aux Editions du Seuil,

- Christian Martin, Conseiller régional

- Jacques Rigaudiat, secrétaire général de Temps Nouveaux

- Alain Vidalies – Député

3)                Anticiper les chocs de l’avenir : climat, démographie, énergie, eau

Animée par : Eric Loiselet – animateur de la fondation « les Temps Nouveaux  ». 

- Guillaume Duval- rédacteur en chef d'Alternatives économiques,

- Yannick Jadot - directeur des campagnes de Greenpeace France,

- Philippe Quirion - économiste au CIRED et président du réseaux action climat France,

- Claude Roiron, conseillère générale d’Indre-et-Loire

4)                Rompre avec la société inégale : l’école, les discriminations, les territoires

Animée par Lucile Schmid – conseillère régionale d’Ile-de-France, déléguée à l'égalité des droits

- Jean-Pierre Blazy – député du Val d’Oise,

- Philippe Bataille - Sociologue, chercheur au CADIS (Centre d'Analyse et d'interventions sociologiques),

- Pap Ndiaye - Chercheur, spécialiste de l’histoire Nord-américaine,  

- Christiane Taubira – députée de Guyane,

- Karim Zeribi - président d'Agir pour la citoyenneté et fondateur d'un cabinet de recrutement pour les cadres des quartiers populaires 

·        12h-12h45 La nouvelle situation politique par Thierry Mandon et Christian Paul

Déjeuner (restaurant universitaire, pique-nique sur les pelouses…)

·        14h Table ronde plénière : L’Europe après le référendum en France 

Animée par : Benoît Hamon, député européen

- Stephan Collignon – professeur d’économie politique européenne à la London School of Economics – auteur de « Vive la République européenne ». Ed. de la Martinière.

- Mia Devits – députée européenne,

- Béatrice Patrie – députée européenne

·        15h30-16h30 Perspectives pour la gauche par Arnaud Montebourg et Vincent Peillon

 

Posté par RM 92 à 00:55 - Actualité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le peuple est finalement le plus sage.

D’élection en élection, nous entendons des responsables politiques de premier plan nous expliquer, que la crise est profonde, qu’il faut urgemment la prendre en compte, dans toute sa diversité, qu’il faut comprendre la révolte démocratique qui s’exprime dans les urnes.

Et puis, rien ne change vraiment. Les opposants d’hier viennent aux responsabilités, croisant sur leur chemin ceux qui le quittent, pendant que le chômage ne cesse de grimper et qu’apparaît une nouvelle catégorie de travailleurs, celle des « travailleurs pauvres » ou des « salariés SDF ».

Plus de 80 % de la population active est salariée, écoutant ce discours dominateur et récurrent, sur son travail qui coûterait trop cher, qui ne serait pas suffisamment flexible et mobile et qui serait finalement le principal responsable de la crise, par manque d’adaptation rapide aux évolutions du marché.

Et quand il n’est pas le principal frein à cette évolution, le peuple ne comprendrait pas les questions que lui seraient posées, comme il n’aurait pas compris le message qui lui était destiné en 2002, pour son bien.

En bref, le peuple serait égoïste, obtus et trop feignant pour comprendre le monde. Je dis le « peuple », alors qu’il est convenu aujourd’hui de parler des gens ou de la France d’en bas, c’est sans doute parce que ce mot sonne mieux à mes oreilles.

Finalement je trouve que le peuple est bien sage et bien patient, alors que son intelligence est constamment insultée, lui qui serait responsable de tout, alors qu’il ne demande pas grand-chose, vivre dignement et simplement, sans heurts, pour lui comme pour ses enfants.

Mais je crois qu’aujourd’hui, la question de la sagesse du peuple, car il en a fait la preuve, n’est plus la question pertinente, la vraie question étant de savoir, pendant combien de temps encore sera-t-il sage et si patient ?

Populiste, l’épithète tueur du débat est lâchée. Certes, pourquoi pas, mais après l’avoir balancé comme une gifle pour clore la discussion, que fait-on ?

Puisqu’il est plus facile de changer les dirigeants que les peuples, certains, d’un côté comme de l’autre, feraient bien de partir de leur propre gré, en empruntant au peuple, qui ne demandera rien en retour, un peu de sa sagesse et de sa dignité, puisqu’il en est encore temps.

Jean-Michel GAIGNARD

08-06-05

Posté par RM 92 à 00:00 - Tribunes libres - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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