Rénover le Parti socialiste dans les Hauts-de-Seine

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06 juin 2005

Le conseil national du 4 juin et l'après 29 mai

Après le séisme du 29 mai, le conseil national du Parti a entendu le message des Français : réglements de compte et congrès de Dijon bis

Le conseil national du 4 juin dernier a pris deux décisions "majeures" suite au rejet massif et populaire du traité constitutionnel européen. Ces décisions sont autant de messages adressés aux électeurs socialistes et à la gauche.

  • Consciente  de sa perte d’autorité et de légitimité, la direction nationale remet son mandat en jeu lors d'un congrès en novembre prochain. En réalité, François Hollande propose la poursuite de la ligne de Dijon, soit disant réformiste (qui ne l'est pas au PS), qui consiste à reprendre les mêmes orientations et équipes qui nous conduisent depuis 1997. Lors du CN du 4 juin, les principaux leaders de la majorité se sont succédés à la tribune pour dire qu'ils avaient entendus le message des Français. Mais aucune leçon sérieuse n’a été tirée à l’image de ce qui s’était passé après le 21 avril. Le congrès du Parti socialiste les 18-19 novembre doit, dans ces conditions, donner quitus à la direction sortante. On veut nous préparer un congrès de Dijon bis.

  • L’autre décision découle d’une logique de règlement de compte bureaucratique à l’intérieur de cette même direction. Alors qu’une majorité d’électeurs socialistes s’est prononcée pour le NON, François Hollande chasse de la direction le principal tenant du NON au PS. C’est un message fort à l’adresse de nos compatriotes : l’appareil politique se replie sur lui-même. A défaut d’autorité, François Hollande affiche un autoritarisme anachronique. Par 167 voix contre 122, il a fait voter l'exclusion du camarade Fabius de la direction du Parti. Cela satisfaira sans doute les appetits de vengeance de certains. Nos électeurs apprécieront.

Il n’est plus temps de sanctionner nos propres militants alors que ce sont les Français qui ont tranché le débat qui a divisé notre Parti depuis 6 mois. Il faut maintenant aller de l'avant, rebâtir un parti capable de gagner en 2007 et proposer un véritable projet d’alternance aux Français.

N'oublions pas que le congrès de Dijon en 2003 a été un occasion manquée. Ce fut un triple échec

  1. Aucune des orientations de Dijon n’ont permis au Parti de s’opposer efficacement à la droite et de faire des propositions alternatives crédibles. Nous assistons depuis 2 ans à un bal permanent des présidentiables, sans lien avec les attentes populaires.
  2. Aucune rénovation profonde n’a eu lieu,et notre parti est plus que jamais déconnecté de la société et enfermé dans des pratiques politiques archaïques. Au contraire, le Parti est plus divisé que jamais et crispé sur les enjeux de pouvoir.
  3. Aucun rassemblement de la gauche n’est actuellement envisageable, alors qu’il s’agit de la condition sine qua none de l'alternance en 2007. Pensons-nous gagner seul les prochaines élections ?

Aussi, nous devons tirer immédiatement les conséquences de ces échecs. Rien ne serait pire que de continuer dans la même direction, avec les mêmes équipes et les mêmes choix qui nous ont conduit dans l’impasse.

                                                                                                                                                     Alexis BACHELAY

Posté par RM 92 à 10:54 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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